TIME-L'eveil

J'attendais que la lumière vienne...

Mais elle était là.

Depuis longtemps...

Photo/Texte: SMART Photographies

Modèle : Manuela Josset

TIME-L'EVEIL

TIME-Les rêves non ephémères

Comme les rêves sont éphémères

Alors il me faut trouver

Un truc, une chimère

Un moyen de les faire durer

Et les reprendre après l’éther

Là où ils se sont arrêtés

J’ai mis celui-ci dans la clairière

Dans un endroit bien dégagé

Le rouge servira de repère

Pour demain, ou le jour d’après …

Ça y est ...

Je me réveille…

Photo/Texte/Animation : SMART Photographies.

TIME- Au bord de ma fenêtre

Rien n'a changé.

Je mets toujours des fleurs au bord de ma fenêtre

Je sens toujours la chaleur que le soleil projette 

Mais je ne vois plus rien 

Tout a changé, en fait.

TEXTE/PHOTOGRAPHIE : SMART Photographies 

Charlie Payet, un héros si discret

Il est des personnes dont on ignore l'existence. Des gens qui œuvrent en toute discrétion. Ces vies passées dans l'absolue indifférence, et qui font souvent place à l'oubli pour l'éternité...

L'histoire de Charlie Payet en est l'illustration...

Ne faisons plus comme si ces gens n'avaient jamais existé.

C'est dans les années 30 que le boxeur Charlie Payet, faute de Challenger sur son île de la réunion, s’entraîne contre le tronc du plus gros tamarinier de Salazie. Les jours d'entrainement, la cime de l'arbre dansait allègrement, laissant tomber ses fruits ici et là, sur la terre battue par le boxeur aux pieds nus.

Cela arriva rapidement aux oreilles d'un manager peu scrupuleux. Contre le tour du monde des rings il lui promit fortune et retour triomphal. La fortune arriva, victoire après victoire. Le retour fut quant à lui reporté, de promesses en promesses .

Mais l'argent sans les personnes qu'on aime à ses cotés, c'est accepter de vivre en souriant , sans rigoler.

Charlie voulait tout arrêter, et retrouver les siens, son île, son tamarinier.

Le manager acceptait de le laisser, s'il atteignait les 100 victoires.

Et c'est en voyant cette affiche le soir du 101e combat, que Charlie comprit que ça ne s’arrêterait jamais.

Et qu'il lui fallait perdre pour enfin gagner

Tourner le dos à son passé

Tout lâcher, se résigner

Mais les héros ne savent pas lâcher, et quand ils lâchent ils ne savent pas tomber.

La joue plaquée contre le bois, dans la chaleur torride de la salle de boxe, et sans doute sous l'effet de l'hypoxie , Charlie, ..., un instant,  se retrouva une dernière fois près, tout près de son tamarinier. 

Si vous allez à Salazie, cherchez la foret, qui est sortie de la terre battue, autour du plus grand tamarinier de l’Île. Et si vous ne la trouvez pas , demandez l'arbre de Charlie. ici tout le monde le connait. 

Cette histoire est donc celle vous l’aurez compris de l’homme aux 101 victoires, sans aucun doute.

TEXTE/PHOTOGRAPHIE : SMART Photographies 

Modèle : Gérald BOYER

SECRETS DE FANTOMES

Comme nous les secrets ont un début, une existence, et une fin.

Dans la bibliothèque de la maison de mon enfance, j’avais pour habitude de parler avec Esther. J’avais l’impression de la connaitre depuis toujours, Je ne me rappelais plus comment nous nous étions rencontrés. Sa présence m’apaisait et c’était suffisant.

Un jour d’automne Esther me confia son secret.

Sa sœur jumelle Leen qui avait succombé dans l’incendie de leur chambre lui murmurait toujours des mots à l’oreille. Elle était son réconfort.

Nous avions fini par convenir de cette présence. Je crois même que parfois, il me semblait la distinguer.

Et puis il y eu ce jour d’Automne brumeux ou je ne trouvais pas Esther dans la bibliothèque, comme chaque soir… Inquiet je la cherchais et c’est près de l’escalier menant à la chambre d’enfant que je la trouvais en compagnie de Leen. Elle n’était déjà presque plus là.

Et je ne la revis plus jamais.

J’appris bien plus tard qu’ici même deux jeunes jumelles avaient péri dans l’incendie de leur chambre. 

Ainsi, je voyais les fantômes...

Aujourd’hui je vous livre ce secret et je me pose la question : « Vous ! Me voyez-vous encore ? »

TEXTE/PHOTOGRAPHIE : SMART Photographies 

Modèle : Sophie Kha https://www.facebook.com/Padahsojapic/ 

Modèle : Joan Autret 

PEURS D'ENFANTS- La peur du noir

Nos plus grandes terreurs semblaient avoir disparu ...

Mais elles réapparaissent…

Soudain…

En plus Sombres…

La peur du Noir

Modèle : Joan Autret https://www.facebook.com/joan.autret

Crédit PHOTO/TEXTE : SMART PHOTOGRAPHIES 

TIME - Au coeur de la forêt

Un matin de septembre, j’étais décidé

(Enfin ! Diront certains, ce n’est pas le sujet)

A trouver la cause ou plutôt la raison

Qui colore chaque année d’un ocre polychrome

Les arbres de ma forêt, en un mot mon royaume


A droite du chemin, Je la trouvais enfin

COEUR DE LA FORET

Comprenant aussitôt que l’on n'y pourrait rien

Au coeur de la forêt, il va falloir s'y faire

il y a un bien un cœur, mais un coeur de pierre

COEUR DE LA FORET

Crédits Photo/Texte -SMART PHOTOGRAPHIES

TIME-Ne te retourne pas

Je sens encore ta main qui me tenait pour que je n’aie pas peur

Je sens encore ton parfum porté par ces vents

J’entends encore ta voix dans cette tempête assourdissante

« Ne te retournes pas »

Maintenant tout est calme, mais tu n’es plus là…

Et je me demande où aller...

Modèle : Joan Autret https://www.facebook.com/joan.autret

Crédits Photo/Texte -SMART PHOTOGRAPHIES

Y'a des signes qui trompent pas

Des objets disparaissent,

Sans raison 

Des poils dans le lit, 

En fait juste sur mon coté 

Mes chaussettes neuves, 

Déjà trouées 

Y'a des signes qui trompent pas, 

Je crois que le chat ne m'aime pas 

MIMI

Crédit Photo/texte : SMART Photographies 

OCTAVE, le musicien du silence

Le magicien (ne vous l’ai-je encore présenté ?) illumina d’un geste un chemin au bout duquel une silhouette apparut éclairée par la lune. Une lune omniprésente qui soulignait outrageusement l’absence d’étoiles. Le musicien à la trompette (celui que j’avais vu près de la roulotte) se mit alors à jouer…

Nous tendions l’oreille mais n’entendions rien. A peiner, nos yeux se plissaient comme pour venir en aide à ces oreilles défaillantes…

Toujours rien…

Peu à peu nos yeux s’ouvraient puisqu’aucun son ne sortait.

C’est là que nous vîmes sortir de la corne de cuivre, des poussières d’étoiles qui venaient trouer le ciel noir. A la fin de cette mélodie silencieuse, je n’avais jamais vu le ciel ainsi paré.

LE MUSICIEN DU SILENCE

De toute ma vie je ne l’ai d’ailleurs pas revu ainsi.

Parfois au bord de la fenêtre les soirs où il n’y a pas d’étoiles je ferme les yeux, et j’entends la mélodie silencieuse d’Octave. Il arrive parfois alors qu’en les rouvrant quelques étoiles pointent alors, me laissant croire que le cirque oublié est encore là, quelque part ...

...et qu’Octave y joue encore sa mélodie...

Celle que les oreilles n’entendent pas.


Crédits Photo/Texte -SMART PHOTOGRAPHIES

Modèle : Gaétan Le petit.


FANTÔMES- CE QUI RESTE

Il y a des choses qui retiennent les gens comme moi de partir

Je crois qu’il nous faut comprendre

Admettre enfin que tout cela n’est plus

Que les châteaux que nous nous sommes construits sont tombés en ruine,

Qu’il nous faut les laisser enfin…

Et comprendre le sens de tout ça…

Ce qu’il reste de tout ça …

Anna…

A présent je sais où je vais

Et j’y vais

Maintenant !


TIME- A CŒUR VAILLANT

"J'étais de tous les combats, de toutes les luttes. Pourtant aujourd'hui je ne suis dans aucun livre d'histoire."

Phot/texte SMART Photographies

Modèle : Lapinou White https://www.facebook.com/LeLapinHeureux?fref=ts

Poupées 9 et 10 : Les poupées qu'on met au grenier

POUPEES 9 &10;: Les poupées mises au grenier

Après toutes ces années, ensemble

Nous voilà au fond du carton tant redouté

Des jeux d’enfants passés, dont nous faisons les frais.

Dans ce carton, j’ai percé des trous,

Pour que tu n’aies pas peur dans le noir.

Prends ma main

Et repenser une dernière fois à cette vie d’avant

Et se dire... une dernière fois

« C’était bien ».

-Les poupées 9 et 10-

Modèle : FANNY https://www.facebook.com/fanny.heol

Modèle : Julien GUERARD (Lapinou white)- https://www.facebook.com/LeLapinHeureux

Crédits PHOTOS/TEXTE : SMART Photographies

MORTEM - Enterrée

J’ai soudainement revu la lumière, éblouissante, mais froide.

Je ne devais cette libération qu’a un improbable déluge, qui avait lessivé cette terre fraîchement retournée. Quelques images me reviennent, comme des décharges électriques violentes…

Je ne reverrai plus les miens,

je pleure…

Une croix en bois, un vulgaire caillou, comme une recherche d’absolution…

Je commence à comprendre et J’enrage. Je vais te retrouver mon bourreau et te faire pleurer …

à ton tour …

Et j'irai m'allonger au pied du long caillou où je jouais enfant…

car d’ici je vois les miens ...

mais je pleure.

Crédits PHOTO/TEXTE -SMART PHOTOGRAPHIES

Modèle : LUXLUCIE- http://modeles-bretagne.info/modele/LuxLucie

Modèle : Julien GUERARD (Lapinou white)- https://www.facebook.com/LeLapinHeureux

Cette histoire m'a été soufflée par la dame blanche que j'ai pu photographier à l'aide de la boite magique, reçue un matin de septembre, sur le pas de ma porte.

Les jours tristes, on la voit à l'oeil nu.

POUPÉES-La poupée n°33, la poupée fracassée


Au 17 de la Rue des Mystères, il ne rouvrira plus le petit atelier,

d'Edmond, le vieil homme solitaire, celui qui savait réparer les poupées,

Les poupées fracassées. 


Au bord de la fenêtre, ou il l’avait posé, 

la poupée numéro 33 guette le retour d’Edmond.

Mais Le Vieil homme s’en est allé,  

s’en est allé pour de bon.

Car il n’est pas d’atelier pour réparer les vieux hommes,

les vieux hommes fracassés.

Les soirs de lune, les lumières et les ombres de la rue s’emmêlent,

Et rallument le temps d’un soir, toutes les lueurs dont celle de l’espoir...

... De la poupée numéro 33.

Crédits PHOTO/TEXTE -SMART PHOTOGRAPHIES 

Modèle : KATELL - http://modeles-bretagne.info/modele/eadda 

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MORTEM-UN DERNIER SOUFFLE

S’il y en eut un dernier, c’est qu’il y en eut un premier puis un deuxième.

Puis d’autres plus discrets, moins signifiants …

Nous n’avions pas mesuré qu’ils étaient tous si importants.

Jusqu’à celui-là… 

Singulier…

pour nous tous… 

 Et dans ce dernier souffle tout était dit enfin, 

Douloureusement… 

…mais dit 

Crédit PHOTO/TEXTE : SMART PHOTOGRAPHIES  

Modèle : MISTY ORCHID . http://500px.com/Mistyorchid - http://www.facebook.com/mistyorchid

MORTEM-J'ai tué un ange

Alors que je marchais, j’ai aperçu en bord de route un animal blessé…

Je croyais un oiseau mais en m’approchant, cela ne faisait plus aucun doute qu’il s’agissait d’un ange.

Un ange blessé, c’est assez rare alors je l’ai emmenée pour la soigner…

Chaque jour qui passait la voyait aller mieux, et elle pourrait bientôt prendre son envol. C’est à ce moment-là, que, peur de la perdre pour toujours je l’attachais… C’est à ce moment-là aussi, qu’elle perdait le regard doux que j’aimais tant …

On n’attache pas les anges, c’est mauvais pour eux, c’est mauvais pour nous.

C’est surement à cause de gens comme moi qu’ils se cachent tout le temps.

Je crois que j’ai tué un ange.

Et ça me fait mal.


TEXTE/PHOTOGRAPHIE :SMART Photographies https://www.facebook.com/smartphotographies/

MODELE : PATRICIA HOFFMANN http://modeles-bretagne.info/modele/Malaika

SHIBARI ARTIST Fanch Pen Kalet https://www.facebook.com/fanch.penkalet 

MORTEM - Le fossoyeur

J’en ai creusé des trous, depuis ces années,

Presque mécaniquement à m’en faire rompre les ligaments,

Une bouffée de mon mégot fumant à chaque coup de pelle…

Ça en fait des bouffées, ça en fait des coups de pelle.

Travaillant dans l’ombre, même en plein soleil

A l’abri des regards,

Anonyme.

Mais ici on n’enterre pas que les morts

Fatigué, usé, patiné par tous ces vents,

Je vacille…

Je suis fossoyeur, mais comme vous je crois que je meurs…

Ce fossoyeur

C’est moi,

C’est vous, 

Je suis comme vous…. Au fond … 

MODELE : Fanch Pen Kalet https://www.facebook.com/fanch.penkalet     ou    http://modeles-bretagne.info/modele/PenKalet 

CREDITS TEXTE/PHOTOGRAPHIES : SMART Photographies 

Auguste Pen Kalet, un héros si discret

Il est des personnes dont on ignore l'existence. Des gens qui œuvrent en toute discrétion. Ces vies passées dans l'absolue indifférence, et qui font souvent place à l'oubli pour l'éternité...

Ne faisons plus comme si ces gens n'avaient jamais existé.

L'histoire d’Auguste Pen Kalet en est l'illustration...

Au 36 quai des Orfèvres le cas d’Auguste Pen Kalet, inconnu des services de police, étonne très rapidement. L’étrange Gentleman aux lobes exagérés (l’héritage d’un voyage dans les tribus Mursi en lutte alors avec l’esclavagisme…) vit dans la pauvreté la plus totale dans les faubourgs ouvriers de Paris. Dans son minuscule appartement au premier étage du coin de la rue de la Seine, nulle trace des 12 lingots d’or récemment dérobés.

Son arrestation pour cambriolage de coffre-fort ne fait pourtant aucun doute…Son vice ayant été commis au cours de la réception fastueuse du préfet de Police… Il fut pris sur les lieux, une main dans le coffre l’autre sur un verre d’absinthe. L’or a priori plus volatil que l’absinthe ne se trouvait déjà plus là…

Le 3 Août 1914, à la faveur d’un accord sur le moment inespéré, Auguste Pen Kalet part pour la grande guerre d’où il ne reviendra pas. Quelques récits de poilus racontent toutefois l’histoire d’un gars peu ordinaire qui savait agrémenter les repas de toute sa tranchée de mets délicieux que l’on ne trouvait que sur les tables des officiers….loin derrière...

C’est pourtant le 5 Aout 1914 que Pen Kalet fit son plus gros braquage, à distance, en ouvrant plus d’une cinquantaine de coffres des plus difficiles à ouvrir que sont les cœurs…ceux des familles de la rue de la Seine… Celles - là même qu’il croisait chaque jour avec un petit mot pour les enfants, une bonne poignée pour les jeunes hommes et un levé de chapeau dans les normes pour les femmes (peu habituées à cela dans le quartier…mais ravies). Ces douze familles exsangues de la rue eurent la surprise de découvrir un précieux paquet bien lourd dans leur courrier, et pensèrent immédiatement à ce bon vieil Auguste…

De l’Afrique à Paris, on entend de nos jours encore, au crépitement des feu de bois les soirs d’été, sous la mélodie grave des ailes des hannetons, l’histoire extraordinaire d’un cambrioleur au cœur d’or en faisant ainsi à ce jour l’un des ouvreurs de coffres les plus prolifiques… Des coffres en tous genres.

Cette histoire contribuera je l’espère à agrandir encore son palmarès…

MODELE : Fanch Pen kalet https://www.facebook.com/fanch.penkalet http://modeles-bretagne.info/modele/PenKalet

CREDITS TEXTE/PHOTOGRAPHIES : SMART Photographies 

Eugène Atget (en personne) avait fortuitement fait une image de ce cher Auguste au coin de la rue de Seine...

Coin rue de Seine

CREDITS PHOTOGRAPHIE: Eugène Atget

Retouche SMART Photographies

Modèle Fanch Pen Kalet (encore)

MORTEM - PORTRAIT A L'ABSINTHE

Le soir après l’orage, mes pensées vagabondes

Aux vapeurs d’absinthe alors je m’abandonne

A ces volutes vertes qui déambulent, rondes

Et illuminent ainsi sous l’acotylédone 

Mes corridors noirs devenus sémaphores, 

 D’où je regarde Demain … 

 S’il vient encore…

Modèle : MISTY ORCHID . http://500px.com/Mistyorchid - http://www.facebook.com/mistyorchid

Crédit PHOTO/TEXTE : SMART PHOTOGRAPHIES